A Brighton, ville de la côte sud de l'Angleterre, une initiative a vu le jour consistant à créer une "zone sans apartheid". Des bénévoles sillonnent les rues du centre-ville afin de convaincre les résidents de ne plus acheter de produits israéliens, au nom de la solidarité avec les Palestiniens. A l'origine de la campagne, un collectif local dont l'un des organisateurs, Seymour, qui a choisi de ne pas donner son nom complet, assume un positionnement antisioniste. Il assure ne pas être antisémite et compare son action au porte-à-porte classique des partis politiques. Il révèle que les échanges restent courtois et dans le cadre du débat démocratique.
D'autres estiment que la ligne rouge est franchie. Vicky Bhogal, de l’organisation Jewish and Proud (Juif et fier), estime que cibler Israël revient de facto à cibler les Juifs britanniques attachés à ce pays. "On ne peut pas séparer les deux", déclare-t-elle, voyant dans l’antisionisme contemporain une nouvelle forme d’antisémitisme.
Gabriel Attal