Un débat spécial s'est tenu en séance plénière à la Knesset à l'occasion du 77e anniversaire de sa création. Le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, a affirmé : "J'espère que l'année prochaine, nous surmonterons tous les obstacles et parviendrons à un accord complet. Nous voulons retrouver les principes qui ont guidé l'État d'Israël pendant des décennies."
Il a ajouté : "Nous devons rétablir l'équilibre entre les trois pouvoirs de l'État. Par le passé, il était d'usage que les juges soient nommés par la Knesset. Modérons le ton du débat. Je m'efforcerai de parvenir à un accord."
Netanyahou a souligné : "Israël n'est pas une démocratie parfaite. Cela n'existe pas. Nous sommes une démocratie mise à l'épreuve. Je ne connais aucune autre démocratie confrontée à des défis comparables à ceux que rencontre l'État d'Israël. Apaisons le ton de ce différend – c'est du moins ainsi que je m'efforce d'agir. Mais une telle Knesset est toujours préférable à une Knesset où les élus sont réduits au silence. Faire taire les représentants élus signifierait la fin de la démocratie. Nous avons des désaccords sur des questions fondamentales – ces désaccords ne constituent pas un défaut de la démocratie. Ils en sont l'essence même, et c'est le peuple qui décide par les urnes."
Répondant aux menaces répétées du régime iranien d'attaquer Israël si celui-ci était frappé par les États-Unis, Netanyahou a averti : "Quiconque nous attaquera en subira des conséquences insupportables."
Gabriel Attal