Le maire de Nice, Christian Estrosi, refuse de retirer le drapeau israélien du fronton de l'hôtel de ville. C'est la décision à laquelle il a fait part au préfet des Alpes-Maritimes, Laurent Hottiaux, qui avait pris une circulaire préfectorale en ce sens. "Je lui ai répondu que j’étais désolé de lui dire non", a affirmé Estrosi au quotidien régional Nice Matin. "C’est un refus au gouvernement, pas au préfet", a indiqué Christian Estrosi, soulignant qu'il entretenait de bonnes relations avec Laurent Hottiaux.
Dans la circulaire datée du 17 juin et adressée aux maires des Alpes-Maritimes, le préfet a rappelé "un principe de neutralité". "Ce principe fait obstacle à toute prise de position de ces administrations en matière politique, religieuse, philosophique ou syndicale. Dans ces conditions, l’apposition de drapeaux est susceptible d’être assimilé à une telle prise de position", note Hottiaux.
"Il convient de rappeler que l’installation de drapeaux étrangers est strictement prohibée dans les cas où celle-ci est susceptible de provoquer des troubles à l’ordre public", ajoute le préfet, invitant les maires "à la plus grande vigilance".