Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est exprimé ce jeudi sur la guerre au Moyen-Orient, soulignant que le Liban "ne doit pas être la victime expiatoire de dynamiques régionales ou de guerres qu’il n’a pas choisies". "Détruire le Liban ne permet pas de détruire le Hezbollah. Au contraire, cela le renforce", lance le chef de la diplomatie française.
Il réaffirme aussi la volonté de la France de voir s'engager prochainement "un dialogue de haut niveau" entre "Israël et le Liban". "C'est la seule voix possible pour qu'un cessez-le-feu puisse être consolidé, pour engager un processus ordonné de désarmement du Hezbollah qui doit rendre ses armes à l'État libanais et pour résoudre les différends entre Israël et le Liban depuis des décennies."
Le ministre a également appelé à la "la réouverture complète" du détroit d’Ormuz. "La circulation doit être rétablie", tranche-t-il. "Non seulement pour que l’impact de la guerre sur l’économie mondiale soit contraint, mais aussi pour ne pas créer un précédent grave."
Gabriel Attal