Israël

    Musée d'histoire naturelle de Tel Aviv, chronique de Jean-François Strouf

    2 minutes
    19 février 2026

    ParGabriel Attal

    Musée d'histoire naturelle de Tel Aviv, chronique de Jean-François Strouf
    Le Musée Steinhardt d’histoire naturelle de Tel-Aviv

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    Situé sur le campus de l’Université de Tel-Aviv, le Musée Steinhardt d’histoire naturelle a ouvert au public en 2018 après plusieurs années de préparation scientifique et architecturale. Il jouxte le campus de l’Université de Tel Aviv Le campus est lui-même à voir par ailleurs. Ce musée est le principal centre israélien consacré à la biodiversité et à l’évolution.

    Ce lieu n’est pas seulement un espace d’exposition. Il est le prolongement visible de collections accumulées depuis près d’un siècle : des millions de spécimens – insectes, mammifères, oiseaux, fossiles, herbiers – qui documentent la faune et la flore du Levant. On y perçoit une idée simple et exigeante : connaître pour préserver.

    Le parcours muséal est structuré autour de grandes questions. Comment la vie s’est-elle diversifiée ? Pourquoi Israël, carrefour entre Afrique, Asie et Europe, concentre-t-il une telle variété d’espèces ? Que signifie aujourd’hui l’extinction ? Les salles alternent squelettes impressionnants, dioramas d’écosystèmes locaux (désert du Néguev, Méditerranée, vallée du Jourdain), dispositifs interactifs et données scientifiques actualisées.

    Le bâtiment lui-même mérite attention. Conçu par le cabinet Kimmel Eshkolot, il adopte une architecture sobre et minérale, pensée pour le climat méditerranéen : gestion passive de la lumière, efficacité énergétique, intégration au paysage urbain. Une cohérence entre le fond et la forme.

    Sur le plan éducatif, le musée joue un rôle stratégique. Il accueille écoles, chercheurs, familles. Il sert aussi de plateforme pour des programmes de science participative, notamment sur le suivi des espèces locales. À l’heure où la pression démographique et climatique transforme les milieux naturels d’Israël, cette fonction devient presque politique : transmettre une conscience écologique fondée sur des données, non sur des slogans.

    Qu'est-ce qui vous a le plus marqué ? Tout d’abord un gigantesque plan un peu comme une grande maquette d’Israël et des manettes tout autour dont chacune représente un type de menace (bétonisation, pollution, surpêche, déforestation) : chaque manette permet d’évaluer les dégâts d’un type de menace particulier.
    Et dans les vidéos ? Celle sur la surpêche.  On y est accompagné par l’une des plus grandes stars des séries israéliennes : Ishaï Golan qui a joué dans Shtisel, Fauda et Hatufim.

    Jean-François Strouf