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    Henri Gaino sur Radio J : "Si Trump veut réellement prendre par la force le Groenland, je ne sais pas qui va l’en empêcher. Sauf peut-être les Groenlandais eux-mêmes"

    2 minutes
    21 janvier 2026

    ParGabriel Attal

    Henri Gaino sur Radio J : "Si Trump veut réellement prendre par la force le Groenland, je ne sais pas qui va l’en empêcher. Sauf peut-être les Groenlandais eux-mêmes"
    L'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Henri Gaino

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    Henri Gaino, ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, était l'invité de David Revault d'Allonnes ce mercredi matin à 7h45 dans le 6-9 d'Ilana Ferhadian sur Radio J. Il est revenu sur l'actualité politique. Il a affirmé : "Trump n’est probablement pas fou, ou pas si fou qu’on le dit. Il a une façon de négocier qui est toute simple : je fais monter les enchères, je surenchéris, je provoque de façon outrancière, et du coup à la fin Trump obtient énormément plus que personne n’aurait imaginé." "Si Trump veut réellement prendre par la force le Groenland, je ne sais pas qui va l’en empêcher. Sauf peut-être les Groenlandais eux-mêmes", a-t-il ajouté. "Sur l’envoi de quelques militaires, on se rapproche plus du ridicule que de l’efficacité. Les Allemands sont d’ailleurs restés 24 heures ! Il n’y a pas d’issue dans un bras de fer militaire, et d’autre part il y a un risque d’humiliation. Imaginez que vous envoyez une section d’infanterie ou de parachutistes, et que les Américains décident d’envoyer une division parachutiste : on va désarmer les Français ou les Danois, et ils vont rentrer humiliés, ridiculisés. Les réactions de l’Europe sont disproportionnées par rapport à ses moyens et manquent totalement de vision stratégique. On n’est pas prêt et on réagit au coup par coup."

    Concernant la situation en France, le haut fonctionnaire et économiste a réagi : "Tout ce que nous avons mis en place est en train de s’effondrer. Il y a des périodes comme ça. On l’a vécu pendant l’entre-deux guerres, pendant la guerre de Trente ans. A force de détruire tout ce qui fabrique de la civilisation, de la civilité, de la culture, la violence ressort. Et nous sommes tous coupables d’avoir miné toutes ces digues et ces barrières." "Ce n’est pas un bon budget, quel que soit le point de vue qu’on adopte, un point de vue de gauche, de droite, socialiste, libéral… C’est pas un bon budget parce qu’il a un vice de forme originel : le cadre imposé par François Bayrou, que le gouvernement a été obligé de reprendre parce qu’il n’avait pas le temps de faire autre chose."

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    Gabriel Attal