Bonjour Rudy,
Le 17 septembre prochain à 19h, les forces vives de la Nation ont rendez-vous à la Maison de la Chimie pour faire entendre la voix de la majorité silencieuse et contrer l’obsession mortifère du Président de la République de reconnaître unilatéralement et sans condition un État palestinien.
A la tribune des Nations unies le 21 septembre, Emmanuel Macron veut engager la France dans un choix diplomatique majeur sans majorité, sans mandat du Parlement, avec 15% de popularité et contre l’avis de 78% des Français.
C’est pourquoi nous ne pouvons pas rester les bras croisés.
Cette fuite en avant autoritaire est insupportable. Elle met en péril notre pays pour tenter de ressusciter de force une « solution à deux États » que les Palestiniens n’ont jamais voulue, que les Arabes n’ont jamais considérée et que les Israéliens ne veulent plus.
Cette décision scellerait un basculement moral délirant : blanchir les assassins et les terroristes en leur offrant une respectabilité politique, tout en condamnant l’État juif pour résister à leur barbarie.
Reconnaître un État palestinien aujourd’hui, c’est légitimer la stratégie de la terreur du Hamas, piétiner le droit international, inscrire dans l’ADN d’un futur État le pire massacre de Juifs depuis la Shoah comme mythe fondateur. Mais c’est surtout encourager les forces qui mettent notre République à feu et à sang à poursuivre leurs méfaits en leur offrant une victoire politique inespérée.
Tout cela alors même qu’aucune des conditions minimales fixées par Emmanuel Macron lui-même n’a été remplie : ni la question des otages, ni celle de Gaza, ni celle du Hamas, ni celle de l’Autorité palestinienne, ni celle de la reconnaissance mutuelle.
En cédant aux pressions conjuguées de l’extrême gauche et des islamistes, il a tourné le dos à l’immense majorité des Français qui rejettent son initiative et a manqué à sa parole.
Dans ces circonstances, la reconnaissance française n’est pas un acte qui sert la paix : c’est un acte qui alimente la guerre contre Israël.
Et Emmanuel Macron aura beau s’en défendre : oui, il nourrit l’engrenage de la haine des Juifs. Car si l’antisémitisme a été déshonoré par Hitler – selon la formule de Bernanos – la haine des Juifs a dû se réinventer. Elle se pare aujourd’hui d’antisionisme radical, travesti en défense des droits de l’homme, grimé en lutte décoloniale.