Une vache nommée Kharta, du kibboutz Sa’ad, dans le sud d’Israël, a produit 18 208 litres de lait en un an, établissant le record individuel le plus élevé jamais enregistré pour une vache en Israël. Elle a également été reconnue comme détentrice d’un record mondial de production laitière.
Outre ce record individuel, les vaches laitières israéliennes sont renommées pour leur rendement moyen élevé, certaines fermes atteignant plus de 14 000 litres par vache et par an. Israël surpasse largement ses concurrents les plus proches : le Danemark et l’Estonie arrivent en deuxième et troisième position, mais loin derrière. Ce sont des Israeli Holstein, donc ashkénazes.
Une nouvelle étude israélienne a découvert que la chaleur extrême réduit la production laitière jusqu’à 10 %, et que les technologies de refroidissement n’en compensent qu’environ la moitié. Si de nombreuses recherches ont montré que le changement climatique réduira la production agricole, les effets sur le bétail ont été moins étudiés.
Les éleveurs savent pourtant bien que les vaches sont très sensibles à la chaleur.
Une des études les plus complètes à ce sujet, publiée dans la revue Science Advances, et intitulée « Les données à haute fréquence révèlent les limites d’adaptation à la chaleur dans l’agriculture animale », montre qu’un seul jour de chaleur extrême peut entraîner une baisse de 10 % de la production laitière. Les effets se prolongent plus de 10 jours, malgré les efforts pour garder les vaches au frais.
Et eux aussi consomment du lait israélien ! Mais au-delà Israël est un terrain passionnant pour les chercheurs dans ce domaine.
L’industrie laitière israélienne présente des caractéristiques uniques :
diversité des climats (sec, humide, chaud),
adoption massive de technologies de refroidissement,
prix centralisés,
fermes intégrées et équipées.