Bonjour Arié Bensemhoun, cette semaine, vous souhaitez évoquer l’acharnement contre Israël des Occidentaux.
Bonjour,
Depuis l’annonce par Israël d’une nouvelle phase de ses opérations à Gaza, baptisée « Chariots de Gédéon », nous assistons à une escalade dans la diabolisation de l’État juif. Cette fois, elle ne vient plus seulement de ses ennemis déclarés, mais aussi de ses alliés supposés : la France, l’Europe, l’Occident.
Face à l’impasse des négociations avec le Hamas, le cabinet de guerre a changé d’approche. Tsahal prévoit désormais une présence prolongée sur le terrain, avec un contrôle étendu et durable des zones reprises. Cette stratégie s’articule autour de trois phases : d’abord, la préparation et l’isolement de l’ennemi ; ensuite, le nettoyage méthodique des terroristes et la sécurisation des zones civiles ; enfin, une phase de reconstruction.
Pour limiter les dommages collatéraux, des évacuations temporaires vers le sud de la bande de Gaza sont mises en place ; et l’aide humanitaire a d’ores et déjà repris. Elle sera désormais directement distribuée à la population, en contournant le Hamas.
Les objectifs, eux, demeurent inchangés : libérer les otages, détruire les capacités militaires et politiques du Hamas, et empêcher toute résurgence de la menace terroriste depuis Gaza.
Arié, cette nouvelle approche a provoqué l’ire des chancelleries occidentales…
Entre d’un côté, un Donald Trump erratique, obnubilé par la politique du deal et de l’argent et son obsession pour le prix Nobel de la paix ; et de l’autre, une Europe — la France en tête — devenue une immense ONG au service du Hamas, jusqu’à en recevoir les félicitations officielles, la trahison morale et diplomatique est totale.
On suspend des négociations, on gèle des accords, on brandit des menaces. Et tout cela, au nom d’une morale à géométrie variable. Pendant ce temps, Israël affronte seul une organisation djihadiste dissimulée au cœur des civils ou enfouie dans 800 kilomètres de tunnels, financés en grande partie par de l’argent européen.
Cette même Europe se déshonore lorsqu’elle envisage de remettre en cause son accord d’association avec Israël — seule démocratie de la région — tout en levant les sanctions contre une Syrie aux mains d’islamistes, au prétexte qu’ils ont promis de bien se tenir.
La France se déshonore quand elle émet des communiqués menaçant son allié israélien de « prendre des mesures concrètes » s’il ne cesse pas de se défendre. Elle se déshonore quand son ministre des Affaires étrangères parle de « mouroir » à Gaza, avec la même outrance qu’un Dominique de Villepin qui accuse les israéliens de vouloir « déporter » les Gazaouis. Ignoble !