La Cour suprême israélienne a rejeté ce lundi les pétitions contre la nomination de Roman Gofman à la tête du Mossad. Sa nomination se déroulera par conséquent comme prévu. Gofman devrait prendre officiellement ses fonctions de directeur des services de renseignement israéliens dès demain (mardi). Au cœur des recours figurait l’affaire Al-Makis. Le juge Grosskopf a considéré que la conduite de Gofman dans ce dossier ne pouvait pas être qualifiée de moralement répréhensible et ne constituait pas un motif d’inaptitude à diriger le Mossad. Le juge, Alex Stein, a reconnu que la collecte des éléments par le comité des nominations n'avait pas été parfaite, mais a estimé que cela ne justifiait pas l'annulation de la décision. Il a aussi critiqué certaines accusations jugées infondées contre Roman Gofman. Le président israélien, Isaac Herzog, a salué sa nomination, rappelant son courage et son sens du devoir après leur rencontre du 8 octobre à l’hôpital Assaf Harofeh. Le ministre de la Sécurité publique, Itamar Ben Gvir, l'a aussi félicité le qualifiant de combattant, commandant et sioniste convaincu.
Gabriel Attal