Israël

    La restauration marine des côtes israéliennes, chronique de Jean-François Strouf

    2 minutes
    14 mai 2026

    ParGabriel Attal

    La restauration marine des côtes israéliennes, chronique de Jean-François Strouf
    Requin baleine dans la Mer Rouge en Israël

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    Un premier élément positif concerne les réserves marines protégées.
    Depuis une quinzaine d’années, Israël a progressivement étendu certaines zones interdites ou limitées à la pêche et à l’activité humaine intensive.

    Des études menées autour des réserves de Rosh Hanikra, Dor-Habonim ou Palmahim montrent des résultats encourageants.

    Dor-Habonim Beach Nature Reserve est l’un des sites côtiers les plus remarquables d’Israël sur le plan écologique et paysager. Située entre Haïfa et Césarée, cette réserve associe falaises calcaires, criques méditerranéennes, dunes, lagunes saisonnières et habitats marins relativement préservés.

    Le lieu est important pour plusieurs raisons.

    D’abord pour la biodiversité côtière.
    La réserve protège :

    • des plantes halophiles adaptées au sel ;

    • des dunes méditerranéennes rares ;

    • des oiseaux migrateurs ;

    • des habitats rocheux sous-marins ;

    • des poissons et invertébrés méditerranéens.

    Les biologistes israéliens considèrent cette portion du littoral comme un “corridor écologique” précieux dans une côte très urbanisée.

    Augmentation de la taille moyenne des poissons ; retour d’espèces plus sensibles ; reconstitution partielle des habitats rocheux ; amélioration de la biodiversité locale.

    Les biologistes observent parfois ce qu’ils appellent un “effet refuge” : la vie marine recolonise progressivement les zones protégées puis diffuse vers les espaces voisins.

    Israël possède un centre national très actif de soins et de réhabilitation des tortues marines géré par Israel Nature and Parks Authority. 

    • des tortues blessées par des filets ou du plastique sont soignées ;

    • certaines sont amputées puis rééduquées ;

    • des suivis GPS permettent d’évaluer leur survie après relâchement.

    Des chercheurs et ingénieurs israéliens expérimentent des structures sous-marines conçues pour recréer des habitats complexes favorables aux poissons et invertébrés.

    Le principe est simple : redonner des “cachettes biologiques” là où les fonds ont été appauvris.

    Certaines structures utilisent :

    • des matériaux moins polluants ;

    • des formes inspirées des roches naturelles ;

    • des conceptions favorisant la fixation d’organismes marins.

    Jean-François Strouf