La députée LFI, Sophia Chikirou, doit comparaître ce mardi devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie, soupçonnée d'avoir "trompé la banque Crédit du Nord" à l’été 2018, au préjudice du site d’actualité Le Média, qu’elle avait cofondé. Elle est soupçonnée d’avoir tenté de faire virer des fonds d’une société qu’elle ne dirigeait plus, et de lui avoir également subtilisé deux chèques, ce qu’elle conteste. Ses tentatives avaient pour but de remettre une somme de plus de 67 000 euros à Mediascop, sa société de conseil en communication.
L'élue doit aussi répondre de la "soustraction frauduleuse de deux formules de chèque" du Média.
Sophia Chikirou a réagi, affirmant à l'AFP que "le procès est à la fois incompréhensible, puisqu'il intervient dans une affaire où il n'y a ni victime, ni préjudice, ni même de réalité frauduleuse établie, et l'occasion, je l'espère, de mettre un terme à huit années de harcèlement judiciaire et médiatique". "L'audience permettra de démontrer sereinement qu'il n'y a eu ni vol de chèque, ni tentative d'escroquerie à la banque", a poursuivi la conseillère de Paris.
Une peine de cinq ans encourue
Malgré le retrait de la plainte du Média, le parquet de Paris a décidé, lui, de poursuivre Sophia Chikirou pour les faits reprochés, estimant qu'elle avait contrevenu à la loi. L'ancienne candidate à la mairie de Paris encourt la même peine: cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende.
Gabriel Attal