Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a de nouveau rejeté ce lundi l'idée de négociations directes entre Israël et le Liban, avertissant qu'une telle mesure constituerait une concession politique profitant au Premier ministre, Benyamin Netanyahou et au président américain, Donald Trump à l'approche des élections. "Nous soutenons la diplomatie de négociation indirecte", a affirmé Qassem, mais a ajouté que "quant à la négociation directe, c’est une concession gratuite sans fruits, et elle sert Netanyahu […] et sert Trump avant les élections de mi-mandat."
Naïm Qassem a accusé l'Etat hébreu de violer systématiquement le cessez-le-feu, indiquant qu'il avait enfreint l'accord "plus de dix mille fois", tout en décrivant la situation non pas comme une trêve mais comme une "agression israélo-américaine continue". Il a souligné que "c'est le Liban qui est agressé".
Gabriel Attal