Le président libanais, Joseph Aoun, a vivement répondu aux critiques du secrétaire général du Hezbollah, Naïm Qassem, qui excluait toute négociation avec l'Etat hébreu. Le chef de l'Etat dénonce dans un communiqué les accusations de trahison lancées contre les partisans du dialogue et accuse le Hezbollah d'avoir entraîné le Liban dans la guerre pour servir des intérêts étrangers. Il affirme que si le conflit avait réellement visé à défendre le Liban, il l'aurait soutenu, mais qu'il rejette totalement une guerre menée au bénéfice d'autres acteurs. Selon Aoun, la vraie trahison consiste à exposer son pays à la guerre pour des objectifs extérieurs.
Gabriel Attal