L'historien, Georges Bensoussan, était l'invité d'Ilana Ferhadian ce mercredi matin dans le 6-9 sur Radio J. Il est revenu sur le 78e anniversaire de l'Etat d'Israël et sur la notion de sionisme. "La seule voie pour un antisémite aujourd'hui, c'est d'être antisioniste", a affirmé Georges Bensoussan. "Le sionisme est un mouvement de décolonisation de toute condition humaine vouée à l'oppression. C'est un mouvement de libération qui s'adresse à tous les Hommes. La première chose à dire est que cette diabolisation est très ancienne, elle ne date pas d'aujourd'hui ou du 7 octobre mais de la naissance du premier congrès sioniste, je rappelle que les protocoles des Sages de Sion, qui est le fond antisémite le plus célèbre du monde, a été écrit en réponse à la tenue du premier congrès sioniste à Bâle par Tehodor Herzl en 1897. Ensuite, je pense que dans cette diabolisation du sionisme il y a deux dimensions qui comptent énormément : c'est d'abord le refus de voir un Juif debout en armes, autonome, souverain, qui rend coup pour coup et qui est prêt à utiliser la violence pour son droit de vivre et ça ne correspond pas du tout à l'image classique des économies psychiques occidentales et musulmanes. Deuxièmement, l'antisionisme est la version Shoah-compatible de la haine des Juifs, on ne peut être antisémite sans être antisioniste", a souligné Georges Bensoussan.
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Gabriel Attal