Le député PS de l'Essonne, Jérôme Guedj, était l'invité de David Revault d'Allonnes ce mardi à 7h45 dans le 6-9 d'Ilana Ferhadian sur Radio J. Il est revenu sur les résultats du second tour des Municipales en France et sur l'alliance toxique avec La France Insoumise. "Jean-Luc Mélenchon, qui n'était pas très aimable, est devenu détestable et détesté. Tous les sondages le confirment : il est une figure repoussoir. C'est toxique pour tous ceux qui s'en approchent: ils sont pris dans le tobogan. Ces alliances ont joué un rôle de surmobilisation de l'électorat de droite et, dans plusieurs endroits, de passerelle entre l'électorat de droite et d'extrême droite, qui se dit que puisqu'il y a des proches de Jean-Luc Mélenchon, alors on va les sanctionner."
"Je ne supporte pas le masochisme du parti socialiste, ce côté maso qui consiste à aller chercher à se prendre des beignes. Mélenchon démarre la campagne des municipales en disant: il faut punir les socialistes. L'objectif était assez clair: éradiquer les socialistes de la carte. Il faut être maso pour aller faire des papouilles à quelqu'un qui en réalité veut vous rayer de la carte ! C'est ça qui m'a heurté, meurtri, dégoûté: avoir une position très claire du parti socialiste le 3 mars, après les saillies hallucinantes de Mélenchon sur Epstein et Raphaël Glucksmann, et dire : "pas d'accord avec la France insoumise". Et après, murmurer que localement on peut faire ce qu'on veut. Le PS fait le grand écart, et ça fait mal aux adducteurs."
Le député a ajouté : "C'est une faute de la direction du PS de s'être fourvoyée dans cette hypocrisie-là. Dans la période, on a besoin de clarté, on a besoin de courage. J'assume, je revendique ce courage-là, cette ténacité là. Il va falloir que l'on change totalement de braquet dans la préparation de l'élection présidentielle. Sinon, les mêmes causes produiront les mêmes effets: l'effacement du parti socialiste. Il y a un problème de confiance, de crédibilité. On était dans la remontada: après les élections européennes, on était pour la première fois repassés devant la France insoumise, avec Raphaël Glucksmann. Et là, trois marches en arrière !"
"Je ne sais pas ce qu'on peut changer, mais il faut changer. On ne peut pas avoir cette fameuse godille, cette impression de dire tout et son contraire, parce que ça abîme notre crédibilité. Et puis surtout, il faut assumer ce qu'on est. Ce n'est pas que de la tambouille politicienne."
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Gabriel Attal