Le député Renaissance d'Eure et Loir, Guillaume Kasbarian, était l'invité de David Revault d'Allonnes ce lundi à 7h45 dans le 6-9 sur Radio J. Il est revenu sur l'actualité politique et les résultats du premier tour des Municipales. "La question doit être posée au parti socialiste et à la gauche modérée: va-t-elle, pour gagner des sièges et des mairies, faire des alliances ou laisser faire des alliances, avec LFI? C'est facile de dire: "il n'y pas d'accord national, et faites ce que vous voulez au niveau local, on cautionnera." Si on constate que la gauche républicaine s'allie avec LFI et que tout ce petit monde s'accorde pour essayer de garder son siège, ça voudra dire qu'on tolère qu'il y ait des alliances avec LFI, mouvement très problématique, d'extrême gauche, qu'il faut absolument battre dans les urnes", a affirmé l'ancien ministre du Logement puis de la Fonction publique.
"Il y a un désintérêt de certains de nos concitoyens pour les élections en général. Les élections municipales ne font pas exception. Il faut que chacun prenne ses responsabilités, fasse son autocritique. Les premiers responsables, bien sûr, ce sont les responsables politiques. Quand on n'arrive pas à intéresser les gens à une élection, quand on n'arrive pas à les embarquer dans une histoire collective positive, c'est avant toute chose, non pas la faute des abstentionnistes et des Français, mais la responsabilité des politiques."
Concernant l'élection dans la capitale, Guillaume Kasbarian a indiqué : "A Paris, je souhaite l'alternance. Autant au premier tour, on choisit par conviction, c'est un vote de cœur. Au deuxième tour, on évite et on éjecte ceux que l'on ne veut absolument pas pour la ville. Moi, je porte une idéologie libérale. Je ne me résous pas à ce que Paris, la capitale de notre pays, soit à nouveau dirigée par une idéologie socialo-communiste. J'espère que les Parisiens feront le bon choix dans une semaine et voteront le bulletin qui est le seul en mesure d'éviter la reconduction de l'équipe sortante socialo-communiste: le bulletin Rachida Dati."
"Les électeurs ne se trompent pas d'élection. Ils ne se trompent jamais d'élection. Ils ne font pas la confusion entre élection locale et élection nationale. Quand ils votent aux municipales, ils votent pour une politique municipale, une équipe municipale et une personnalité qui a vocation à représenter la commune et gérer le quotidien des habitants de la commune. C'est ça, la vraie réflexion des électeurs. N'essayons pas de leur faire dire autre chose. C'est une erreur de tirer des enseignements nationaux d'une élection municipale. Dans l'écrasante majorité des communes, il n'y avait qu'un seul candidat. Avec des candidats qui parfois ont refusé toute étiquette partisane."
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Gabriel Attal