Bonjour Arié Bensemhoun, cette semaine, vous souhaitez évoquer les opérations israéliennes contre le Hezbollah au Liban.
Bonjour Rudy,
Face aux opérations israélo-américaines qui ciblent aujourd’hui la République islamique d’Iran, le Hezbollah a fait son choix : celui d’accompagner son maître de Téhéran dans sa chute, quitte à entraîner avec lui tout le Liban. En s’accrochant à cette stratégie suicidaire, l’organisation terroriste confirme son statut de pièce maîtresse et de métastase la plus aboutie du régime des mollahs au Levant, prenant en otage l’ensemble d’une société pour servir ses fantasmes génocidaires contre Israël.
Pourtant, il faut rappeler à ceux qui l’ignorent qu’il n’y a, à l’origine, aucun contentieux entre l’État juif et l’État libanais. Bien au contraire. Les liens historiques entre Hébreux et Phéniciens remontent à l'Antiquité, bâtis sur des échanges riches et complémentaires. Même après la renaissance d'Israël en 1948, alors que toute la région cherchait sa destruction, sa frontière avec le Liban était la plus paisible de toutes – quand elle est aujourd’hui l'un des points les plus sensibles du Moyen-Orient.
On s’imaginait alors légitimement que Beyrouth signerait rapidement des accords de normalisation avec l’État juif. Mais cet espoir a été brisé. Brisé par les Palestiniens, lorsque dans les années 1970, l’OLP de Yasser Arafat, chassée de Jordanie, a fait du pays du Cèdre sa base arrière terroriste pour s’en prendre à Israël, jusqu’à y déclencher la terrible guerre civile de 1975 – un drame dont le Liban ne s’est jamais relevé.
Puis, à partir des années 1980, le Hezbollah s'est substitué à l’OLP. Créé, financé et armé de toutes pièces par l’Iran, il a confisqué le pays pour devenir un État dans l’État, fort d'un arsenal qui écrase celui de l'armée régulière. Contrairement à sa propagande, sa vocation n'a jamais été de protéger les Libanais, ni de « résister » à un Israël qui n'a jamais voulu de mal au Liban. Sa véritable mission, dictée par le fanatisme religieux, a toujours été l’éradication de l’État juif et la destruction de l’Occident.
L’embrasement régional que nous vivons n’est que l’aboutissement inévitable et structurel d’une crise multidimensionnelle, en gestation depuis des décennies, que la communauté internationale a toujours cherché à repousser. Mais l'accélération provoquée par la razzia du 7 octobre a mis Israël au pied du mur. Face à la République islamique et ses proxys qui mènent une guerre asymétrique sans répit aux démocraties, l’État juif ne fait qu’exercer son droit le plus strict à la légitime défense dans une guerre qui lui a été déclarée en 1979.
Aujourd’hui, la vérité nous explose au visage. L’armée régulière libanaise, qui annonçait en janvier avoir démilitarisé le Sud-Liban dans le cadre du cessez-le-feu de 2024, a échoué et menti. Des soldats israéliens y sont encore tués par des hommes du Hezbollah, car ils n’ont jamais respecté ce cessez-le-feu qui exigeait leur retrait de la zone – tout comme ils n’ont jamais respecté la résolution 1701 du Conseil de Sécurité exigeant leur désarmement. C'est la preuve que depuis tout ce temps Israël était dans son bon droit de frapper leurs infrastructures terroristes.