Lors des dernières émissions, j’ai partagé avec vous ma visite au musée d’histoire naturelle Reinhart de Tel Aviv situé sur le campus de l’Université de Tel Aviv. C’est au cours de cette visite au département botanique du musée que nous avons rencontré mon épouse et moi la responsable de ce département qui est une véritable encyclopédie de la flore d’Israël. Elle nous fait découvrir tous les processus de pollinisation des fleurs d’Israël, les centaines d’abeilles sauvages et aussi la ruche d’abeilles domestique.
Pour être tout à fait exact, c’est mon épouse qui me dit : « Tiens regarde là-bas ils ont une fiche sur les kalaniot adamdamiot , les anémones rougeâtres du sud d’Israël » dont nous nous apprêtions à aller voir la floraison autour de la forêt de Shokeda en plein Festival Darom Balev, le sud d’Israël. Et la responsable du département nous invite à nous rapprocher de l’illustration de fleurs rouges et vu de plus près ce ne sont pas des anémones Kalaniot mais des coquelicots Nouriot, deux espèces que les promeneurs confondent souvent. Nous échangeons alors sur les lieux les plus emblématiques de floraison d’anémones en février dans de nombreux sites d’Israël.
C’est une région magnifique en allant vers le nord sur l’autoroute n°4 avant d’arriver à Haïfa, un lieu d’observation des anémones dans le parc national de Ramat Menashé, ainsi que d’un écosystème de plantes et de cours d’eau qui traversent le parc.
Imaginez Rudy la description qu’en fait cette responsable « Juste après le parc, allez un peu plus loin vers la ville de Yokneam. Vous y trouverez le centre commercial Big de Yokneam. C’est là qu’il existe une vallée d’anémones sauvages multicolores. » Et c’est bluffant : il y a là des anémones qui éclosent en cette saison, les rouges que nous avons pu observer dans les lieux déjà cités mais elles sont aussi au milieu d’autres anémones du blanc le plus pur aux violets les plus intenses, en passant par toutes les teintes de roses et de parmes.