Pierre-Yves Bournazel, candidat Horizons à la mairie de Paris, était l'invité de David Revault d'Allonnes ce jeudi à 7h45 sur Radio J. Il est revenu sur l'actualité politique et sur la campagne des municipales à Paris. "Je me battrai contre l'extrémisme politique. Mes deux concurrents principaux, Monsieur Grégoire et Madame Dati, sont les otages de leurs extrêmes. D'un côté, on voit bien que Monsieur Grégoire est sous la pression de Madame Chikirou. D'ailleurs, il a pris sur sa liste dès le premier tour Madame Simonnet, qui était la candidate mélenchoniste LFI de 2020, qui faisait campagne avec Jeremy Corbyn, il y a deux ans dans les rues de Paris. Et de l'autre côté, on voit bien la pression que Madame Knafo, candidate d'Eric Zemmour et de l'extrême droite, fait peser sur Madame Dati, qui a du mal à clairement établir la suite avec elle. Je suis le candidat de la clarté: il faut se battre contre l'extrémisme politique, contre toutes les formes d'illibéralisme, contre toutes les attaques à nos fondements démocratiques", a t-il affirmé.
"Je regrette que Madame Dati soit dans l'invective. Ce n'est pas une première. En 2012, dans sa propre circonscription, elle était très virulente contre François Fillon. Puis elle changé de punching-ball, c'était Nathalie Kosciusko-Morizet, qu'elle a fait perdre en 2014 en aidant Anne Hidalgo. Après, elle s'en est prise à En Marche, à partir de 2017, en les qualifiant de "traîtres de gauche et de droite": elle est maintenant ministre d'Emmanuel Macron. Et en 2022, elle soutenait Valérie Pécresse et s'en est prise publiquement dans plusieurs émissions à son directeur de campagne, Monsieur Stefanini. Je pourrais citer plein d'autres exemples. Sortons des invectives, sortons de la désinformation."
"Je regrette que Madame Dati se refuse au débat. La démocratie, c'est le débat, c'est la contradiction, c'est la confrontation des idées et des projets. Je regrette que Madame Dati soit la seule candidate à refuser le débat."
"Contrairement à la majorité sortante, je n'attaque pas sur les affaires. Je ne trouve pas ça digne. Madame Dati a droit à la présomption d'innocence. Mais elle est renvoyée du 16 au 28 septembre prochain devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits présumés de corruption, de trafic d'influence et d'abus de confiance. Elle risque dix ans d'emprisonnement et une peine d'inégibilité. La question que je pose, c'est : est-ce que les Parisiens veulent prendre ce risque pour la bonne gestion de Paris? Et si elle devait être élue, et ensuite condamnée à une peine d'inégibilité, elle pourrait être déchue de son mandat et ne serait plus maire de Paris au bout de quelques mois. La question est de savoir qui serait alors maire de Paris. Et on ne peut pas avoir un maire de Paris qui se fasse dans le dos des Parisiens."
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Gabriel Attal