Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU tiendra une réunion d'urgence ce vendredi pour discuter des "violences alarmantes" faites aux manifestants en Iran alors qu'un groupe d'États demandera aux enquêteurs des Nations Unies de documenter les exactions présumées en vue de futurs procès. Des organisations de défense des droits humains affirment que des milliers de personnes, dont des passants, ont été tuées lors des troubles. Au moins 50 pays ont soutenu l'appel à la tenue d'une session spéciale du Conseil des droits de l'homme de l'ONU pour examiner les informations crédibles faisant état de violences, de répression contre les manifestants et de violations du droit international et des droits de l'homme dans le pays. "L’ampleur de ces crimes est sans précédent", a affirmé à Reuters Payam Akhavan, ancien procureur de l’ONU de nationalité irano-canadienne, avant la session où il doit prendre la parole. "Nous essayons de préparer le terrain pour une justice transitionnelle en Iran, pour le moment de Nuremberg du pays, si cela devait se produire."
Gabriel Attal