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    Caroline Yadan ; le malaise des démocraties face à Maduro

    2 minutes
    12 janvier 2026

    ParGabriel Attal

    Caroline Yadan ; le malaise des démocraties face à Maduro
    La députée de la 8e circonscription des Français de l'étranger, Caroline Yadan

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    La députée de la 8e circonscription des Français de l'étranger, Caroline Yadan, était l'invitée d'Ilana Ferhadian ce lundi matin à 7h21 dans le 6-9 et a présenté sa chronique. Elle est revenue sur l'ex filtrage spectaculaire de Nicolas Maduro par les Etats-Unis. "Des enquêtes internationales mettent en évidence des zones de complaisance avec des réseaux liés à la République Islamique d'Iran ou à des organisations terroristes comme le Hezbollah libanais. Dès lors, la question change de nature : combien de temps une démocratie peut-elle tolérer qu'un Etat étranger contribue directement à sa propre déstabilisation sans jamais réagir ? Et c'est ici que le malaise nous rattrape. En France, Mathilde Panot, présidente de LFI, refuse à de nombreuses reprises de qualifier Maduro de dictateur. Non par ignorance mais par refus d'assumer de répondre. Ce refus n'est pas anodin. Il ne s'agit pas un débat lexical ni d'une prudence diplomatique. Les rapports existent, ils sont publics et détaillés. La mission indépendante des Nations Unies sur le Venezuela évoque des motifs raisonnables de croire que des crimes contre l'Humanité ont été planifiés et exécutés par les autorités dans le cadre d'un politique d'Etat visant à réprimer l'opposition. Face à cela, refuser de nommer la réalité c'est brouiller volontairement les repères. Ce qui est condamné sans hésitation lorsqu'il vient de la droite, de la junte ou d'un allié occidental, devient soudain complexe ou discutable dès lors qu'il s'agit d'un régime se revendiquant antiimpérialiste ou de gauche", a-t-il affirmé.

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    Gabriel Atal