Pour sa première interview de l'année 2026, le ministre de la Ville et du Logement, Vincent Jeanbrun, était l'invité de Marc Ezrati du Club Immo Radio J ce mardi après-midi. Il a évoqué la crise du logement et les décisions d'urgence prises. "Le défi est immense." Interrogé sur le plan d'urgence qu'il avait annoncé à son entrée au gouvernement, Vincent Jeanbrun a déclaré : "Il y a eu les actions d'urgence. Dès qu'on est arrivés dans le débat budgétaire, le but était de trouver les moyens budgétaires pour remettre de l'oxygène dans la machine, redonner un choc d'investissement et faire en sorte que l'épargne des Français soit redigérée vers l'investissement dans la pierre car aujourd'hui les Français ont tendance à garder leur argent sur le PEA (ndlr : Plan d'Epargne en Actions) plutôt que de l'investir dans la pierre pour tout un tas de raisons. le problème est qu'on ne dort pas dans un PEA."
"On a vocation à sortir du logement social quand on le peut. Mon propos n'est pas de dire qu'on met automatiquement les gens dehors au bout de trois ans, six ans, ça n'est pas du tout le sujet. En revanche, quand la situation évolue, il faut la faire changer. C'est aussi une manière d'arrêter quelque chose qui est devenue malheureusement une forme de norme, c'est le logement social à vie voire le logement social dont on hérite. C'est heureusement pas la majorité des cas mais aujourd'hui des familles font hériter du logement social leurs petits-enfants en les mettant sur le bail. Ca n'est pas possible. C'est une réforme à discuter avec le monde du logement social, les parlementaires aussi bien sûr", a-t-il affirmé.
Concernant le DPE, le ministre s'est exprimé sur la nouvelle réforme qui est entrée en vigueur le 1er janvier permettant à 700 000 logements de sortir de la note F ou G et d'ainsi pouvoir rentrer dans le marché de la location. "Ils étaient injustement rabaissés, c'était injustifiable, honnêtement dans un pays qui a totalement décarboné l'électricité." "Avec la réforme qui vient de passer, on rééquilibre les choses, on redonne une plus-value au fait d'être à l'électrique et ainsi on relance le marché", a-t-il indiqué.
Gabriel Attal